Droit & Régulation Publié le 2013-02-21

Betto Seraglini bouscule le marché du contentieux et de l’arbitrage international

La nouvelle boutique Betto Seraglini est le signe de la montée en puissance de quadragénaires performants sur le marché parisien.



Betto Seraglini, qui a ouvert ses portes début janvier 2013, présente des particularités inédites sur le marché des cabinets d’avocats d’affaires. Ses fondateurs étaient précédemment associés ou counsels dans de grands cabinets d’affaires. Les dix spécialistes se dédient au contentieux et à l’arbitrage international et se réunissent pour fonder une boutique en international dispute resolution. Avec quatre associés et une alliance avec le cabinet anglais Quadrant Chambers, les bases sont solides.

Un business model ambitieux
En s’associant, Jean-Georges Betto et Christophe Seraglini ont saisi les clés de leurs futurs succès. Formés auprès des meilleurs et maintenant délestés du poids des mégastructures, ils peuvent se concentrer sur leurs clients et le développement de leur activité. Éloignés de la toile des conflits d’intérêts de leurs anciens cabinets et des freins managériaux chronophages, les deux avocats lient deux expériences différentes sur les mêmes matières. Associés à deux jeunes talents, Thierry Tomasi et Gaëlle Le Quillec, le cocktail est efficace. Le cabinet a clairement posé les bases de son fonctionnement. Aucune affaire n’est acceptée contre des clients présents ou passés, l’attachement à la personne étant primordial. Une facturation moderne a été mise en place, qui inclut le forfait et les honoraires de résultat. De quoi encourager le recours à l’arbitrage en brisant les reproches liés au coût d’un tel mode de résolution des conflits. Enfin, le ratio avocat par associé est similaire aux meilleurs cabinets : un associé, un collaborateur. Jean-Georges Betto justifie ce choix : « Le travail doit rester l’œuvre d’associés secondés, et non celui de collaborateurs supervisés. »
Ce positionnement stratégique place le cabinet en tant que conseil sur les dossiers aux forts enjeux économiques, avec des clients français et internationaux qui ne veulent plus souffrir de la gestion acrobatique des conflits d’intérêts par les grandes marques. Il induit une grande liberté dans la pratique de la mission d’arbitre, les associés étant idéalement placés pour répondre aux nouvelles exigences d’impartialité posées par la jurisprudence française notamment. La boutique est une structure haut de gamme tant en contentieux qu’en arbitrage, réunissant de fins techniciens à la fois entrepreneurs et soudés. Ce sont eux qui apportent expertise et expérience au cabinet, chacun à sa manière.

Jean-Georges Betto, le meneur
Jean-Georges Betto est un des avocats les plus reconnus de sa génération en contentieux et arbitrage international. Ancien associé chez Hogan Lovells où il a fondé la pratique arbitrage international, il s’est récemment illustré aux côtés de DCNS sur le dossier des frégates de Taïwan en ramenant le montant de la condamnation de son client de quarante-cinq à trois millions d’euros. Une somme très inférieure à celle provisionnée par le groupe de construction navale alors que Taïwan ne prévoit pas de recours. Très impliqué dans le monde de l’arbitrage, Jean-Georges Betto est président du groupe de travail « Arbitrage et construction internationale » du Comité français de l’arbitrage. Il a été secrétaire de la commission ayant proposé la réforme du droit français de l’arbitrage international. Il est également trésorier de l’Académie internationale de droit de l’arbitrage et fondateur du think tank Continuum Droit Défense & Sécurité nationale. Très reconnu dans le secteur de la défense, Jean-Georges Betto affiche également une liste impressionnante de clients parmi les principaux acteurs de l’aéronautique civile, de la construction et de l’ingénierie, de l’énergie et de la réassurance, en plaidant aussi bien en France, au Royaume-Uni et en Suisse qu’à Singapour, au Qatar ou en Tunisie. Il tient aussi sa renommée sur la place parisienne de son exercice comme associé chez Derains & Associés, cabinet de référence en la matière. De 2004 à 2007, il y a développé l’activité de conseil en arbitrage, après neuf ans chez Gide Loyrette Nouel et un passage au ministère de la Défense. Jean-Georges Betto est connu et reconnu aussi bien pour ses victoires que pour sa ténacité en cas de dossier complexe et son caractère avenant dès le premier contact. Très attachant, les clients comme les confrères lui sont très fidèles.

Christophe Seraglini, le professeur entrepreneur
Christophe Seraglini est une référence en droit international privé et arbitrage national et international. Avant d’embrasser la profession d’avocat, il a forgé sa réputation en qualité d’universitaire. Professeur agrégé des facultés de droit à l’université Paris Sud 11, il est l’auteur de nombreux articles de doctrine publiés dans les revues juridiques françaises et anglo-saxonnes et il dirige la rubrique de commentaires de jurisprudence du Cahier de l’arbitrage. Christophe Seraglini publie début 2013 un traité entièrement dédié au droit de l’arbitrage interne et international1. Directeur du master II droit des contrats à l’université Paris Sud 11, il enseigne à Florence, en anglais. Ancien collaborateur chez Lyon-Caen, Fabiani & Thiriez, un cabinet d’avocat aux Conseils, il rejoint White & Case en 2004 au sein du département contentieux et arbitrage. Du statut de consultant, classique pour un universitaire, il accède au rang d’of counsel, signe du développement significatif de sa pratique. Christophe Seraglini y développe également son activité d’arbitre, mais se voit freiner en raison des conflits d’intérêts, un obstacle récurrent dans des grandes structures. Son association avec Jean-Georges Betto est pour lui placée sous le signe de l’efficacité : « Éloigné de tout conflit d’intérêts, je peux à présent développer ma pratique, tant en conseil qu’en qualité d’arbitre, et approfondir mon activité grâce à l’appui d’un des meilleurs spécialistes de la place. »
Quant à Jean-Georges Betto, il se félicite d’avoir Christophe Seraglini à ses côtés : « Christophe est notre saut en termes de qualité pour les clients. Il apporte au cabinet technique, rigueur et profondeur sur les dossiers. » C’est d’ailleurs en partie grâce à sa renommée universitaire que le cabinet vient de se voir confier un dossier d’arbitrage pétrolier pour une valeur de 1,5 milliard de dollars.

Thierry Tomasi, le talent international
Thierry Tomasi, spécialisé en contentieux et arbitrage international, a débuté chez Denton Wilde Sapt aux côtés de Janine Franceschi-Bariani, experte en contentieux, qu’il a naturellement suivie chez STC Partners. Après avoir initié la pratique arbitrage pour le cabinet, il a été reconnu pour sa participation à la croissance du chiffre d’affaires du cabinet en étant nommé of counsel en juin 2011. Il a choisi de rejoindre l’ambitieux projet de Jean-Georges Betto et Christophe Seraglini et leurs interactions se révèlent évidentes en matière de construction comme d’industrie de la défense dans lesquelles ils comptent comme clients de grands noms : « L’aventure Betto Seraglini s’est imposée à moi comme une évidence, confie l’intéressé, nos pratiques sont complémentaires, je leur apporte mon expertise contentieux et ils renforcent mon offre en arbitrage international. »
Thierry Tomasi s’est illustré sur de nombreux dossiers dans les secteurs de l’aéronautique civile, du transport et des services bancaires et financiers notamment. Son activité en contentieux et arbitrage international l’a porté jusqu’au Brésil, où, présent depuis 2006, il développe un réseau. Il est d’ailleurs membre du Comité brésilien d’arbitrage (CBAr) et de l’International bar association (IBA). Issu d’une double formation à Paris 2 et au King’s College de Londres, il exerce en français, anglais, portugais et italien.

Gaëlle Le Quillec, la technicienne fédératrice
Gaëlle Le Quillec intervient en arbitrage international et contentieux commercial. Ancienne de chez Gide Loyrette Nouel où elle est entrée en 2001, elle bénéficie d’une double formation en France et aux États-Unis. Inscrite au barreau de New York, elle a exercé quatre ans chez Cleary Gottlieb entre New York et Paris pour y développer sa pratique du contentieux bancaire et du droit pénal des affaires. Gaëlle Le Quillec rejoint Jean-Georges Betto chez Hogan Lovells en 2008 (où elle a été nommée counsel en 2011) pour approfondir son intervention sur des dossiers d’arbitrage. Conseil d’un leader de l’hôtellerie et d’un équipementier aéronautique notamment, elle intervient sur des contrats de leasing dans le secteur de l’aéronautique civile et des contrats de management internationaux dans l’hôtellerie. Elle exerce en France bien sûr, mais intervient aussi en Afrique, notamment avec des dossiers au Maroc, en Tunisie ou en Érythrée.
Au-delà de ses compétences techniques reconnues, Gaëlle Le Quillec puise sa force dans les rapports humains : « La relation client, qui est au cœur de notre métier d’avocat, trouve son point d’orgue dans le don de soi. Écoute, sincérité et confiance sont les maîtres mots de mes méthodes de travail. Le facteur humain est fondamental dans le traitement des dossiers », confie-t-elle. Ce trait de caractère l’a naturellement conduite à s’ouvrir sur les confrères spécialistes de la résolution des litiges. Durant sa pratique aux États-Unis, elle a développé un solide réseau autour de l’activité d’arbitrage. Elle anime depuis les Rencontres de l’arbitrage, le club réunissant associés et counsels praticiens de l’arbitrage à Paris.

Une équipe solide
Pour assurer une intervention efficace sur leurs dossiers d’envergure, les quatre associés de Betto Seraglini peuvent compter sur l’appui d’une équipe à la fois expérimentée et diversifiée. Jonathan Williams est barrister inscrit au barreau d’Angleterre et pays de Galles depuis 2007 et door tenant2 au cabinet 2 King’s Bench Walk. Ancien de chez Gide, il s’est spécialisé en arbitrage international en matière commerciale, particulièrement en litiges post joint-venture, construction, énergie et infrastructure. Il a exercé durant deux ans au sein du Crown Prosecution Service, le service de poursuites judiciaires de la Couronne, entre Portsmouth et Londres et s’est ainsi spécialisé en droit pénal des affaires. Autre collaborateur, Alexandre Reynaud, qui exerçait déjà aux côtés de Jean-Georges Betto chez Hogan Lovells. Il a précédemment exercé à Londres chez WilmerHale en contentieux et arbitrage international. Inscrit aux barreaux de Paris et New York, il travaille activement à la rédaction d’articles de doctrine. Jonathan Williams et Alexandre Reynaud sont membres de l’ICC Young Arbitrators Forum, du Young International Arbitration Group of the LCIA, du Young ICCA et du CFA 40.

L’horizon client
Pour soutenir son activité à l’international, le cabinet tisse sa toile. Déjà, l’un des meilleurs cabinets de barristers anglais, Quadrant Chambers, intervient aux côtés de Betto Seraglini pour les différends soumis au droit de la Common law.
L’objectif des fondateurs : créer un cabinet d’advocacy respectueux de l’éthique professionnelle mais pugnace et même craint par ses confrères. « Chez Betto Seraglini, insiste Jean-Georges Betto, nous aimons le challenge, relevons les défis. Plus le dossier paraîtra injouable, et plus nous nous mobilisons pour trouver la faille ou l’argument choc qui permettra au dossier d’aboutir favorablement. » Dans sa charte de valeurs, le cabinet a d’ailleurs choisi le courage, une valeur rarement utilisée pour qualifier un cabinet d’avocats. Courageux de se lancer dans la création d’une structure de cette taille, les avocats de Betto Seraglini le sont aussi aux côtés des clients pour la défense de leurs intérêts.
Ils partagent avec le client plus qu’un dossier. Ils proposent un programme de formations sur l’arbitrage. Le souci du traitement efficace du dossier est au cœur de leurs préoccupations, une proximité et un attachement qu’ils peuvent à présent, grâce à leur structure, parfaire, sans contrainte et détachés de conflit d’intérêts. Prendre leur destin en main et devenir un leader du marché, tel est le credo de Betto Seraglini.

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