Une question a Une question à Helen Lee Bouygues, associée fondatrice Lee Bouygues Partners
Publié le 10/02/2012
Décideurs. Vous avez créé votre structure de conseil opérationnel il y a 10 mois. Quel regard portez-vous sur le marché du restructuring en France ?
Helen Lee Bouygues. La situation actuelle est inédite et caractérisée par de fortes incertitudes, tant sur le plan économique que sur le plan politique. En effet, la crise financière de 2008 n’est pas si loin, l’activité économique s’est ralentie, le chômage progresse et nous sommes à seulement quelques mois des élections présidentielles.
Des efforts financiers substantiels ont été réalisés en 2008 (réduction des besoins en fonds de roulement et restructuration des dettes grâce à l’allongement des maturités notamment), mais de nombreux fonds d’investissement ne disposent désormais plus de cette marge de manœuvre pour négocier avec les banques.
Anticipant d’éventuelles ruptures de covenants aux troisième et quatrième trimestres 2012, certains fonds vont dès aujourd’hui au-delà de la simple optimisation de trésorerie et travaillent déjà à l’amélioration de leur marge opérationnelle. Lorsque ces mesures préventives s’avèrent insuffisantes, les fonds envisagent le mandat ad-hoc ou en conciliation, pour éviter d’être placés en redressement judiciaire.
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